CE QU'IL FAUT ATTENDRE DE LA MORT

 


"Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, -- après quoi vient le jugement" (Hébreux 9.27).


 

 

L'histoire de la race humaine est une histoire autant de la mort que de la vie. Tous ceux qui ont vécu dans les générations passées, à l'exception d'Hénoch et d'Élie, sont morts ; et tout ceux qui vivent actuellement mourront un jour. Rappelez-vous les gens que vous connaissiez qui sont morts, rien que ces dix dernières années. Lorsque Salomon dit : "Les vivants (…) savent qu'ils mourront" (Ec 9.5), il exprimait une pensée connue de tous mais que la plupart trouvent déplaisante. Le seul événement qui puisse nous empêcher de mourir est le retour de Jésus, car alors les morts seront ressuscités et les vivants changés. Paul dit : "Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d'œil, à la dernière trompette. Car elle sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés" (1 Co 15.51-52). A sa venue, les vivants seront donc transformés.

 

Nous devrions tous nous attendre à mourir, car Dieu l'a ordonné. La mort physique a été imposée à la race humaine en conséquence du péché d'Adam et d'Eve lorsqu'ils ont mangé le fruit défendu.

"L'Eternel Dieu dit: Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d'avancer sa main, de prendre de l'arbre de vie, d'en manger, et de vivre éternellement. Et l'Eternel Dieu le chassa du jardin d'Eden, pour qu'il cultivât la terre, d'où il avait été pris. C'est ainsi qu'il chassa Adam; et il mit à l'orient du jardin d'Eden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l'arbre de vie" (Genèse 3:22-24 LSG).

 

Paul dit : "Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ" (1 Co 15.22).

 

C'est par la transgression d'Adam et Eve que le péché et la mort sont entrés dans le monde. Paul dit : "C'est pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché" (Rm 5.12).

 

Il s'agit dans ce passage de mort spirituelle. Chaque personne capable de répondre de ces actions meurt spirituellement à cause de son propre péché. La mort spirituelle est aussi réelle que la mort physique.

 

Logiquement, la mort peut venir à n'importe quel âge : jeune, vieux, ou quelque part entre les deux. La plupart d'entre nous s'attendent à vivre longtemps. L'homme riche de Luc 12 avait accumulé de grands biens, pensant en profiter pendant "plusieurs années". Il ne savait pas qu'il mourrait si tôt ! Mais Dieu lui dit : "Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, à qui cela sera-t-il ?" (Lc 12.20). Les millions de gens de notre génération veulent aussi vivre longtemps ; ainsi, lorsque nous nous trouvons subitement face à la mort, la plupart d'entre nous ne l'acceptent que difficilement.

 

A la mort, l'homme intérieur se sépare de l'homme extérieur. Notre esprit laisse derrière lui le temple d'argile qu'il a habité. Jacques écrivit : "Comme le corps sans esprit est mort, de même la foi sans les œuvres est morte" (Jc 2.26). En Luc 16.22, où Jésus parle de la mort du pauvre mendiant, il indique que l'esprit de celui-ci, quittant son corps mal habillé et malade, fut transporté par les anges dans le sein d'Abraham. C'est ce qui se passe à la mort de tout chrétien fidèle. Les anges de Dieu transportent notre être véritable, notre homme intérieur, au paradis, où nous attendons la résurrection du dernier jour.

 

Bien des vivants pensent que la mort les transformera de manière extraordinaire, faisant en un instant des changements qu'ils ne veulent pas faire pendant leur vie. Mais une des surprises du grand jour du jugement sera la terrible révélation que la mort n'opère aucun changement dans leur condition spirituelle devant Dieu.

 

I. CE QU'IL NE FAUT PAS ATTENDRE DE LA MORT

 

Nous ne devrions pas nous attendre à mourir non sauvés puis ressusciter sauvés et glorifiés au dernier jour. Pour être sauvé, il faut être "en Christ". C'est "en Christ", dans une relation avec lui, que nous trouvons "le salut (…) avec la gloire éternelle" (2 Tm 2.10). Jean dit : "Et voici ce témoignage : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est en son Fils" (1 Jn 5.11). Paul écrivit aux Galates : "Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Christ-Jésus : vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ" (Ga 3.26-27).

 

Mais on n'entre pas en Christ après la mort. Le roi Ézéchias écrivit :

" Ce n'est pas le séjour des morts qui te loue, Ce n'est pas la mort qui te célèbre; Ceux qui sont descendus dans la fosse n'espèrent plus en ta fidélité. "(Esaïe 38:18 LSG)

Donc, au-delà des portes de la mort, on ne peut obéir à l'Évangile et entrer en Christ. On ne peut le faire cela que pendant notre vie sur la terre. Ainsi, nous ne devons pas nous attendre à mourir en dehors de Christ et être ressuscités en lui au matin du dernier jour. Ceux qui ne sont pas en Christ aujourd'hui doivent obéir à l'Évangile afin de revêtir Christ. Aux pécheurs du jour de la Pentecôte, qui criaient et demandaient ce qu'il fallait faire, Pierre répondit : "Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit" (Ac 2.38).

 

Il serait vain d'espérer mourir en chrétien infidèle et être ressuscité, à la venue de Jésus, en chrétien fidèle. Le passage par la mort ne transforme pas ainsi un chrétien infidèle. Si nous mourons injustes et spirituellement corrompus, nous ressusciterons dans la même condition. Salomon dit : "Quand les nuages sont gonflés de pluie, ils la déversent sur la terre ; et si un arbre tombe, vers le sud ou vers le nord, c'est à la place où l'arbre tombera, qu'il restera" (Ec 11.3).

 

Notre état spirituel au moment de la mort sera l'état dans lequel nous nous tiendrons devant le Christ au jour du jugement. C'est donc maintenant qu'il faut se repentir de notre iniquité et de nos égarements -- maintenant, pendant que nous sommes sur la terre. Apocalypse 2.5 nous dit : "Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi et pratique tes premières œuvres, sinon je viendrai à toi et j'écarterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes.".

 

Nous ne pouvons mourir menteurs et ressusciter diseurs de vérité : voleurs et ressusciter personnes honnêtes ; meurtriers et ressusciter personnes honorables ; ivrognes et ressusciter personnes respectables ; fauteurs de troubles et ressusciter artisans de paix ; adultères et ressusciter personnes fidèles. Disons-le encore une fois, avec toute la force possible : le moment de faire les changements nécessaires dans notre vie, de corriger nos erreurs et nos fautes, est aujourd'hui, pendant que nous en avons le temps et l'occasion. La mort n'opérera aucun changement, ni dans notre caractère ni dans la condition de notre âme.

 

II. CE QUE LA MORT NOUS OFFRE

 

Tous, ou presque, craignent la mort, la considérant comme quelque chose de détestable et de redoutable. La plupart voient la mort comme un terrible monstre avec sa gueule grande ouverte, prêt à nous engloutir à jamais et mettre fin à toute joie, à tout bonheur. Il me semble que la plupart des chrétiens craignent, bien plus que la mort, la souffrance du mourant. Mais en fait, la mort pour le chrétien est une douce transition entre la vie empêtrée par les infirmités de la chaire, et une vie sans entraves dans un domaine meilleur, plus éclatant. C'est le moment où nous saluerons les anges qui nous transporteront sur leurs ailes dorées jusque dans le sein d'Abraham. C'est le moment où la porte s'ouvrira sur un domaine de bonheur où nous serons accueillis par les saints de Dieu de toutes les époques.

 

Ce que le peuple de Dieu peut attendre de la mort est décrit en Apocalypse 14.13, où la voix venant du ciel s'adressa à Jean : "Écris : Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur, dès à présent ! Oui, dit l'Esprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent.". Cette révélation venue du ciel montre qu'au moment de la mort, les chrétiens entrent dans un lieu et dans un état de repos, où les bonnes œuvres qu'ils ont faites sur la terre les suivront. Ces bonnes œuvres seront le mémorial de leur fidèle service accompli sur la terre.

 

Paul démontre en Romains 2.16 que même les choses les plus cachées, inconnues de tous, seront révélées au jour du jugement. Salomon nous dit la même chose : "Dieu fera passer toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal" (Ec 12.14).

 

Les saints fatigués de leurs labeurs dans le vignoble du Seigneur (y compris ceux qui y sont entrés à la dernière heure) se mettront à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le royaume éternel de Dieu : ils se reposeront de leurs travaux.

 

Les chrétiens peuvent attendre de la mort qu'elle leur procure tous les trésors qu'ils auront amassés dans les cieux. Tous ces biens nous attendront là, sous la protection du Seigneur (voir Mt 6.19-21). Quand nous donnons un verre d'eau fraîche à ceux qui ont soif, revêtons les destitués, partageons notre nourriture avec les affamés, ou donnons une quelconque aide aux défavorisés, nous nous amassons des trésors dans le ciel. Lorsque Jésus dit de faire ces bonnes choses, il en fit pour chacun d'entre nous une responsabilité personnelle. Tout comme l'argent investi dans une banque rapporte des intérêts sur notre compte, de même ces actes de miséricorde et de générosité inspirés par l'amour et la compassion envers les pauvres, ou l'argent que nous mettons "à part" dans le trésor de l'Église (1 Co 16.2) pour l'aide aux démunis et pour le travail d'évangélisation, seront portés sur notre compte éternel. En 1 Timothée 6.17-19, Paul souligne cette vérité importante, en nous exhortant à faire le bien, à être riches en bonnes œuvres, à avoir de la libéralité et de la générosité. Nous posons ainsi un bon fondement pour les temps à venir, et nous saisissons la vraie vie.

 

Les trésors déposés dans la banque du ciel ne peuvent nous être dérobés : ni par les voleurs, ni par les fluctuations de la bourse, ni par les gouvernements, les catastrophes naturelles, les principautés ou les pouvoirs. Quand nous mourons, nous ne pouvons emporter nos trésors. Mais nous pouvons les envoyer devant nous, pendant notre vie sur la terre. A notre mort, ils se trouvent en sécurité dans la banque du ciel, gardés par le seul banquier qui puisse les protéger efficacement.

 

A sa mort, le chrétien peut s'attendre à être soulagé de toutes les passions, défaillances, et faiblesses de la chair. Paul nous dit que Christ "transformera notre corps humilié, en le rendant semblable à son corps glorieux par le pouvoir efficace qu'il a de s'assujettir toutes choses" (Ph 3.21). Quelle consolation bénie de se savoir à jamais libre des passions illicites, des douleurs qui rongent, des souffrances, des tristesses typiques de ce corps de chair ! (voir 2 Co 5.1-4.) Les chrétiens fidèles peuvent donc s'attendre à "être délivrés de leurs liens mortels" avec toutes leurs maladies, leurs deuils, et leur peur de la mort, et à entrer dans la gloire de leurs corps spirituels et immortels qui seront, selon la parole même de Jésus, "semblables aux anges" (Lc 20.36). Bien que Jean ait écrit que "ce que nous serons n'a pas encore été manifesté" (1 Jn 3.2), nous pouvons nous réjouir dans l'assurance qu'il n'y a "pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir qui sera révélée pour nous" (Rm 8.18), et dans l'assurance que "la création sera libérée de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu" (Rm 8.21). Nous avons le droit de nous attendre à être comme Christ, par notre transformation lors de la résurrection.

 

CONCLUSION

 

 

Qu'attendez-vous de la mort ? Avez-vous le droit d'attendre ces choses ? Souvenez-vous pendant votre marche vers la vallée de l'ombre de la mort, que cette mort n'opérera aucun changement spectaculaire dans l'état de votre caractère ou dans votre condition spirituelle devant Dieu. Ce que vous êtes au moment d'entrer dans les eaux froides du fleuve de la mort, c'est ce que vous serez aux yeux de Dieu lorsque vous arriverez de l'autre côté.

 

Le seul chemin logique et sûr à suivre dans cette vie est celui de l'obéissance à l'Évangile de Jésus et d'une vie fidèle qui honore et glorifie Dieu.

MERCI DE VOTRE VISITE

"Toutes les Églises du Christ vous saluent" (Romains 16:16b)

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