LA FAMILLE DE DIEU
"Vous, par contre, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple racheté" (1 Pierre 2.9-10).
Le Nouveau Testament désigne les saints de Dieu de plusieurs manières. Ils sont appelés "l'Église", un terme qui indique qu'ils sont un peuple "appelé hors de" ; ils sont appelés "le corps de Christ", ce qui met l'accent sur l'unité des membres ; ils sont appelés "le royaume de Dieu", un terme qui souligne le gouvernement divin du peuple du Seigneur ; ils sont appelés une "maison" ou une famille, ce qui démontre la souveraineté de Dieu. Voyons quelques passages qui enseignent ces vérités : "Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage ; mais vous êtes concitoyens des saints, membres de la famille de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre de l'angle. En lui, tout l'édifice bien coordonné s'élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble pour être une habitation de Dieu en Esprit" (Ep 2.19-22). "C'est pourquoi, je fléchis les genoux devant le Père, de qui toute famille dans les cieux et sur la terre tire son nom" (Ep 3.14-15). "(Nous avons) un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu" (Hé 10.21). "Je t'écris ceci, avec l'espoir d'aller bientôt chez toi ; mais si je tarde, tu sauras ainsi comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l'Église du Dieu vivant, la colonne et l'appui de la vérité" (1 Tm 3.14-15). "Car c'est le moment où le jugement va commencer pour la maison de Dieu. Or, si c'est par nous qu'il débute, quelle sera la fin de ceux qui n'obéissent pas à l'Évangile de Dieu ?" (1 P 4.17).
C'est une belle image pleine de signification que celle de l'Église comparée à une maison ou une famille. Cela montre la tendre sollicitude de Dieu pour son peuple.
I. LES CARACTÉRISTIQUES DE LA FAMILLE DE DIEU
Dieu est le Père de sa famille, l'Église
Paul écrit : "Car, quoiqu'il y ait ce qu'on appelle des dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, _ et de fait il y a beaucoup de dieux et beaucoup de seigneurs, _ néanmoins pour nous, il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses, et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes" (1 Co 8.5-6). "(Il y a) un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, parmi tous et en tous" (Ep 4.6).
Puisque Dieu est le Père de sa famille, l'Église, il s'ensuit qu'il n'est pas le Père des peuples impies, pécheurs et rebelles du monde. A un groupe de Juifs qui croyaient en lui, Jésus dit : "Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père" (Jn 8.44). Nombreux sont ceux qui invoquent Dieu comme Père mais qui ne sont pas ses enfants pour autant. Ils ne sont pas nés de nouveau, ils ne sont pas nés d'eau et d'Esprit. Ils ont toujours pour père le diable, et cela ne changera pas, jusqu'à ce qu'ils aient obéi à la vérité.
Des millions de gens aujourd'hui qui appellent Dieu leur Père, se trompent. Ce sont pour la plupart des gens très religieux mais induits en erreur par de faux enseignants. Pour beaucoup, il suffit d'être "honnête et sincère dans ses croyances". Pour d'autres, Dieu est leur Père parce qu'ils en ont le "sentiment intérieur". Certains ont répondu à un appel pendant un office religieux et ont signé une carte, confessant leur foi en Christ et leur assurance que Dieu, à cause de Christ, a pardonné leurs péchés. C'est souvent avec beaucoup de difficulté que ces honnêtes gens arrivent finalement à une connaissance de la vérité et qu'ils naissent de nouveau, d'eau et d'Esprit, pour véritablement avoir Dieu comme Père.
Jésus-Christ est le Fils de la maison de Dieu
Le Nouveau Testament dit : "En effet, il a été jugé digne d'une gloire d'autant supérieure à celle de Moïse, que celui qui a construit la maison a plus d'honneur que la maison elle-même. Car toute maison est construite par quelqu'un, mais celui qui a construit toutes choses, c'est Dieu. Pour Moïse, il a été fidèle dans toute la maison de Dieu comme serviteur, pour rendre témoignage à ce qui serait annoncé. Mais Christ l'est comme un Fils sur sa maison. Nous sommes sa maison, si nous retenons [fermement, jusqu'à la fin] l'assurance et l'espérance dont nous nous glorifions" (Hé 3.3-6). Le terme "maison", qui se réfère surtout au "foyer" ou à la "famille" de Dieu, est employé six fois dans ce passage. Au verset 3, on voit que Jésus est le constructeur de la maison de Dieu, sous la direction de Dieu le Père. Moïse n'était qu'un "serviteur" dans cette maison ; Jésus est le "Fils" sur la maison. Cette maison est constituée non des Israélites, mais des chrétiens.
Jésus est "sur la maison de Dieu" dans un autre sens encore. Il y sert de souverain sacrificateur (Hé 10.21) ; ainsi les enfants de Dieu peuvent venir, par lui, au trône de la grâce pour "obtenir miséricorde et (…) trouver grâce, en vue d'un secours opportun" (Hé 4.16) : "C'est pour cela aussi qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur" (Hé 7.25).
Les chrétiens sont les enfants dans la famille de Dieu
On ne devient pas membre de la famille de Dieu comme on adhère à un club. On ne le devient pas non plus en déclarant qu'on a eu une "expérience" et qu'on "se sent" sauvé et accepté. On ne peut y entrer que par une nouvelle naissance. Jésus dit à Nicodème : "En vérité, en vérité je te le dis, si un homme ne naît de nouveau il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il une seconde fois entrer dans le sein de sa mère et naître ? Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit" (Jn 3.3-6). Nicodème ne comprit pas la nature de la nouvelle naissance, car il pensait à la naissance biologique. Beaucoup de gens de notre génération ne comprennent pas non plus comment on naît d'eau et d'Esprit.
La Grande Mission donnée par Jésus après sa résurrection donne les conditions du salut. On peut facilement identifier ces termes par une simple lecture de la Mission dans Matthieu, Marc et Luc : "Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde" (Mt 28.19-20). "Puis il leur dit : Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné" (Mc 16.15-16). "Et il leur dit : Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, qu'il ressusciterait d'entre les morts le troisième jour et que la repentance en vue du pardon des péchés serait prêchée en son nom à toutes les nations à commencer par Jérusalem" (Lc 24.46-47). Quand on résume les conditions du salut énoncées dans ces passages, on constate que l'Évangile doit être enseigné, que le pécheur doit entendre, croire, se repentir, et être baptisé. Le résultat est le pardon des péchés, c'est-à-dire le salut. Notons ce point très important : Jésus ne donna pas ces conditions pour ensuite permettre aux hommes de naître de nouveau autrement. C'est par obéissance aux conditions de salut, détaillées dans sa Grande Mission, que l'on naît d'eau et d'Esprit et qu'on devient enfant dans la famille de Dieu. Paul écrivit : "Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Christ-Jésus : vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. (…) Et si vous êtes à Christ, alors vous êtes la descendance d'Abraham, héritiers selon la promesse" (Ga 3.26-27,29).
Pour savoir comment on entre dans une famille biologique, il n'est pas nécessaire d'avoir un diplôme de médecine. La semence humaine est semée, elle est fécondée, et, plus tard, l'enfant arrive. Dans la nouvelle naissance, le processus est le même. La semence de l'Évangile est plantée dans le cœur ; elle est fécondée au moment où l'on devient croyant. Le point culminant de l'arrivée de l'enfant dans la famille de Dieu vient au moment où le croyant est baptisé en Christ. Paul écrivit : "Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici : (toutes choses) sont devenues nouvelles" (2 Co 5.17).
II. LES RESPONSABILITÉS DES ENFANTS
DANS LA FAMILLE DE DIEU
Vivre une vie de sainteté et de sanctification
Etre saint, c'est rester non contaminé par la puissance du mal dans le monde présent ; être sanctifié, c'est être "mis à part" du monde afin d'appartenir à Dieu et d'être dévoué à son service. Paul dit, citant l'Ancien Testament : "C'est pourquoi : sortez du milieu d'eux ; et séparez-vous, dit le Seigneur; ne touchez pas à ce qui est impur, et moi, je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant" (2 Co 6.17-18).
Marcher dans la lumière de la Parole de Dieu
Jean écrivit : "Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché" (1 Jn 1.7). La lumière symbolise ce qui est vrai et pur ; marcher dans la lumière signifie donc vivre selon les instructions données dans la Parole de Dieu, pratiquer ce qui est moralement bon et sain plutôt que ce qui est mauvais ou erroné. Puisque Dieu est "lumière", ceux qui sont dans sa famille doivent marcher "comme des enfants de lumière" (Ep 5.8).
Porter les signes de ressemblance familiaux de la famille de Dieu
Le plus souvent, les enfants portent les traits caractéristiques de la famille. Chacun ressemble soit à son père soit à sa mère, jusque dans ses attitudes et le son de sa voix. On dit bien de tel ou tel garçon qu'il est le fils "tout craché" de son père.
De même, ceux qui sont en Dieu doivent ressembler à leur famille spirituelle. Jésus dit : A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres (Jn 13.35). Paul, se référant à cette même idée, dit : "Soyez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans l'amour, de même que le Christ nous a aimés et s'est livré lui-même à Dieu pour nous en offrande et en sacrifice comme un parfum de bonne odeur" (Ep 5.1-2). "Je suis crucifié avec Christ, et ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ, qui vit en moi ; ma vie présente dans la chair, je (la) vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi"
(Ga 2.20).
S'aimer et être bien disposés les uns envers les autres
Dans une famille unis, les frères et sœurs sont prêts à s'entraider dans les moments de difficultés. Ils se pardonnent, se critiquent et même se reprennent, sans pour autant essayer de s'évincer les uns les autres de la famille. La famille de Dieu devrait se distinguer par des sentiments d'amour, de sympathie et de tendre affection. Chacun devrait être prêt à aider celui qui est dans le besoin, à se montrer généreux et miséricordieux. Les réprimandes et les conseils devraient être donnés sans méchanceté. Ceux qui font des erreurs devraient être corrigés tendrement, dans un esprit de douceur. Paul écrivit : "Que toute amertume, animosité, colère, clameur, calomnie, ainsi que toute méchanceté soient ôtées du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, faites-vous grâce réciproquement, comme Dieu vous a fait grâce en Christ" (Ep 4.31-32). "Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que toi aussi, tu ne sois tenté. Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi du Christ" (Ga 6.1-2).
S'intéresser tous aux mêmes choses
Les enfants de Dieu devraient s'intéresser tous aux mêmes choses, c'est-à-dire à ce qui contribuera au bien-être et à l'édification de toute la famille.
Quand dans la famille de Dieu, tout le monde a le même but, il est facile de convaincre les membres de rassembler leurs ressources, aussi bien en argent qu'en talents, et de servir de manière telle que "le corps tout entier bien ordonné et cohérent, grâce à toutes les jointures qui le soutiennent fortement, tire son accroissement dans la mesure qui convient à chaque partie, et s'édifie lui-même dans l'amour" (Ep 4.16).
Les membres de la famille de Dieu sont affligés lorsque l'un des leurs succombe au péché et attire de la honte sur la famille. Ils essaient donc de corriger et de restaurer l'égaré à leur communion. Jacques dit : "Mes frères, si quelqu'un parmi vous s'est égaré loin de la vérité, et qu'un autre l'y ramène, sachez que celui qui ramène un pécheur de la voie où il s'était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés" (Jc 5.19-20).
Les membres fidèles de la famille de Dieu s'intéressent au salut et au service des âmes. Le Seigneur dit à Saul de Tarse : "Je t'ai pris du milieu de ce peuple et des païens, vers qui je t'envoie, pour leur ouvrir les yeux, afin qu'ils se tournent des ténèbres vers la lumière et du pouvoir de Satan vers Dieu, et qu'ils reçoivent le pardon des péchés et un héritage avec ceux qui sont sanctifiés par la foi en moi" (Ac 26.17-18).
III. L'AVENIR DE LA FAMILLE DE DIEU
J'ai eu la triste expérience de voir les membres d'une famille s'en aller, un à un, pour la vallée de la mort. J'ai vu des familles dont plusieurs des membres sont morts d'un coup, laissant seulement un ou deux d'entre eux. Combien ceux-ci ont mené deuil en voyant partir leurs bien-aimés ! Certains mouraient après avoir vécu sans le Seigneur ; ils partaient donc sans l'espoir d'une réunion avec leurs bien-aimés dans l'autre vie. De tels départs sont source de profonde tristesse.
Mais dans la famille de Dieu, il n'en est pas ainsi. Les frères et sœurs en Christ ont l'espérance d'une agréable réunion dans le monde à venir. Ils sont héritiers du bien le plus glorieux. Paul dit : "L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être aussi glorifiés avec lui" (Rm 8.16-17). Pierre décrit cet état glorieux du chrétien : "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts, pour une espérance vivante, pour un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller, ni se flétrir et qui vous est réservé dans les cieux, à vous qui êtes gardés en la puissance de Dieu, par la foi, pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps" (1 P 1.3-5).
De nombreuses et merveilleuses récompenses qui attendent la famille de Dieu à l'avenir n'ont pas encore été révélées. Jean écrivit : "Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été révélé ; mais nous savons que lorsqu'il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est" (1 Jn 3.2).
L'être humain, dans sa faiblesse, demeure incapable de décrire le glorieux rassemblement du peuple de Dieu lors de l'avènement du Christ au dernier jour. A l'appel de notre bien-aimé Seigneur, les saints de toute époque et de tout lieu sortiront avec allégresse de leur tombe. Ceux qui n'auront pas eu à goûter la mort seront "changés en un instant, en un clin d'œil, à la dernière trompette" (1 Co 15.51-52). Ensemble, les fidèles de Dieu se rassembleront devant le trône du jugement et crieront victoire en entendant le Seigneur dire : "Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde" (Mt 25.34).
CONCLUSION
Aucune des célébrations joyeuses qui eurent lieu après chacune des victoires humaines concernant les deux grandes guerres mondiales, ne peut être à comparer avec la victoire à venir que remportera le Seigneur !. En effet, une telle joie humaine deviendra insignifiante en comparaison avec la joyeuse réunion du peuple de Dieu en ce jour où, la dernière victoire assurée, la famille des saints célébrera le renversement définitif de Satan et chantera les louanges de celui qui leur aura donné la paix parfaite !
"TOUTES LES ÉGLISES DU CHRIST VOUS SALUENT !" (Rm 16.16b)
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